Article de Oise Hebdo du 17 Février 2010

 

Courrier de la SAFHEC à la SANEF

SANEF

Monsieur François Gauthey

30 bd Gallieni

92130 ISSY LES MOULINEAUX 

 

                                                                                                                  Senlis le 3 mars 2010

    

Monsieur le Directeur,

 

La presse locale a relaté dernièrement que votre société avait signé avec le Ministre de l’Environnement une convention d’investissement  vert sur votre réseau pour  les trois ans à venir.

Cinq thèmes ont été retenus :

·      Information sur les temps de parcours

·      Reboisement pour l’amélioration du paysage

·      Covoiturage et combinaison routier/fluvial

·      Traitement des eaux polluées

·      Protection contre le bruit

 

Nous avions rencontré en 2005 les responsables de l’environnement du district de Senlis,  le 12 novembre 2008, nous vous avions adressé un courrier dans lequel nous vous alertions sur la rupture des biocorridors entre les forêts d’Ermenonville et Chantilly et à l’inexistence de ceux-ci entre la forêt d’Halatte et celle d’Ermenonville. Vous nous aviez répondu en janvier 2009 par l’intermédiaire de Monsieur Michel Guérin. Ce courrier loin de répondre à nos attentes, vous deviez nous contacter pour une réunion d’échange sur le terrain, ce qui à ce jour ne s’est toujours pas réalisé.

Vous comprendrez notre déception à la vue de cette nouvelle convention avec l’État vous donnant l’exploitation du réseau jusqu’en 2028, alors que dans les investissements verts retenus absolument rien n’a été proposé pour le rétablissement et la création des biocorridors, ceci  au cœur du PNR Oise Pays de France. De surcroît les essais pour rétablir le passage inférieur de Thiers sur Thève n’ont pas été mis en œuvre. Les joints de dilatation font toujours un bruit énorme ! Quand aux conventions signées entre la Fédération des Chasseurs de l’Oise ou le PNR pour la gestion des landes, sont restées vaines pour les thèmes abordés précédemment.

La politique environnementale de la SANEF ne doit pas être 30% de mesures pour la nature et 70% de communication, mais le contraire.

Vous connaissez la place que prend l’environnement dans notre région, pour mémoire les différentes péripéties pour l’aménagement de la centrale éclectique de Verberie sur le biocorridor entre les forêts d’Halatte et Compiègne.

Alors  il est grand temps de réparer une partie des destructions causées par la SANEF sur notre patrimoine, ceci sera une raison majeure de revalorisation dans la communication de votre société.

Dans cette attente, je vous prie, Monsieur le Directeur Général, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

 

                                                                                                                Le Président

 

                                                                                                                          

                                                                                                                Bruno Quignot

Courrier de la SAFHEC à Monsieur Borloo

                                                                                                                                  

Monsieur BORLOO

Ministre de L’Ecologie,

Energie et Développement durable et

Aménagement du Territoire

246 Bd St Germain

75007 PARIS

 

                                                                                                                  Senlis le 3 mars 2010

    

Monsieur le Ministre,

La presse locale a relaté dernièrement que la SANEF avait signé avec votre ministère une convention d’investissement vert sur son réseau dans les trois ans à venir.

Cinq thèmes ont été retenus :

·                    information sur les temps de parcours

·                    reboisement pour l’amélioration du paysage

·                    covoiturage et combinaison routière/fluviale

·                    Traitement des eaux polluées

·                    Protection contre le bruit

                 

Nous avons rencontré en 2005 les responsables de l’environnement du district de Senlis et contacté M. François Gauthey par courrier en 2008, pour traiter des biocorridors, au sein du P.N.R Oise Pays de France, entre la forêt domaniale d’Ermenonville et la forêt de Chantilly (Institut de France). Lors  de la construction de l’autoroute A1 il y a plusieurs années, deux passages souterrains ont été réalisés afin de permettre les échanges de la faune entre les deux massifs forestiers. Avec l’intensification du trafic routier de jour comme de nuit, par rapport à celui constaté au moment de sa construction, fait que ces passages ne fonctionnent plus depuis environ 15 ans.

L’un des passages au niveau de la commune de Thiers sur Thève, pourrait faire l’objet de quelques travaux, entre autre les joints de dilatation au niveau du pont (voir courrier avec la SANEF) afin d’essayer de retrouver le fonctionnement de celui-ci.

Alors que tous ces points ont été largement abordés avec la SANEF, à ce jour rien n’a été fait. Imaginez notre déception de voir que les biocorridors au niveau du PNR Oise Pays de France n’ont pas été pris en compte lors de ces investissements.

Si à peu de frais, il est possible de réhabiliter le passage de Thiers sur Thève avec un très faible pourcentage de réussite, il est majeur de prévoir un « passage supérieur » à la hauteur de la Butte aux Gendarmes pour les échanges entre la forêt d’Ermenonville et celle de Chantilly et un autre à la hauteur de la commune de Barbery, pour les liaisons entre la forêt d’Halatte et d’Ermenonville.

Tous ces aménagements s’inscrivent dans le Grenelle de l’environnement et en 2010, année de la biodiversité, la prise en compte de ces ouvrages ne peuvent que confirmer toute la considération que veut nous démontrer la SANEF et le Groupe VINCI pour l’environnement. Cela vaut bien la prolongation de la concession jusqu’en 2028, accordée par l’État.

Vous remerciant de toute votre attention, nous vous prions de bien vouloir intervenir selon vos prérogatives afin que la nature retrouve ses droits et que la connexion entre massifs soit pérenne.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à nos respectueuses salutations.

 

 

                                                                                                                    Le Président

 

                                                                                                                    Bruno Quignot